Focus conférence 31 mai 2017 : Biens communs et modèles

Mercredi 31 Mai à 19 H Espace Congrès à ROANNE

BIENS COMMUNS ET MODELES Par Stéphane PAGANO Enseignant Chercheur

La disparition de la question des biens communs dans nos sociétés est le fruit d’un glissement idéologique des penseurs de l’économie et du droit, considérés aujourd’hui comme de simples outils techniques « neutres » alors qu’ils sont par définition porteurs d’un projet politique : l’unité individuelle cherchant à maximiser ses utilités. Une remise en cause lente et profonde de ce qui pourtant fait société : l’usage commun des biens communs.

Stéphane PAGANO nous propose d’intégrer cette problématique dans l’évolution des modèles économiques et juridiques qui ont façonnés notre monde contemporain, ceux vers quoi ils tendent pour mieux les interroger et explorer d’autres pistes.

Focus conférence du 11 mai 2017 : Les guerres de l’eau au Moyen Orient

Mai : Jeudi 11 à 19 heures, IUT Roanne
« Les guerres de l’eau au Moyen Orient ».
Intervenant : Walid Abboud,
Professeur de Physique dans l’enseignement supérieur,

conférencier à l’U. P. T. spécialiste du Moyen Orient.Toutes les prévisions concernant l’approvisionnement en eau ne laissent pas, à juste titre, d’inquiéter. Un autre facteur vient aggraver la situation : cours d’eau et nappes phréatiques ne respectent pas les frontières. Comment concilier les revendications des pays en amont qui exigent d’utiliser l’eau comme ils l’entendent, avec celles des pays en aval voulant empêcher toute modification du débit ou de la qualité des eaux ?

Pour l’instant, il faut bien reconnaître la grande difficulté qu’ont les pays à aborder ensemble cette question du partage des ressources hydrauliques.

Focus conférence du 13 avril 2017 : Prévention et traitement de la délinquance juvénile

Jeudi 13 avril à 19 H Maison des Sociétés au COTEAU

Danièle Burel a été nommée à Saint-Étienne en décembre 2015. Elle était auparavant directrice territoriale adjointe dans les Savoie et avait dirigé différents services de milieu ouvert, d’insertion et d’hébergement à la protection judiciaire de la jeunesse. En tant que directrice territoriale de la Loire, elle a sous son autorité une centaine de personnels œuvrant dans les services et unités éducatives.

La protection judiciaire de la jeunesse est une institution méconnue qui œuvre auprès des mineurs en grande difficulté et/ou délinquants.

La PJJ prend en charge et encadre les mineurs qui ont fait l’objet d’une décision de justice. Elle tente, avec l’aide de nombreux partenaires (Éducation, insertion, culture, sport, santé), d’apporter une réponse adaptée à la situation de chaque jeune qui lui est confié, dans le cadre de mesures éducatives en milieu ouvert, où certains jeunes continuent de vivre dans leur milieu habituel mais sont suivis par un éducateur. D’autres jeunes sont confiés dans des établissements et certains autres incarcérés.

Sur la Loire, la PJJ gère des unités éducatives de milieu ouvert, d’insertion et de placement dépendant du service public. Elle pilote également plusieurs établissements du secteur associatif habilité, qui exercent soit des mesures éducatives au pénal pour des jeunes et ou qui accueillent des jeunes dans des structures de placement (Centres Éducatifs Renforcés et Centre Éducatif Fermé).

 

 

Pierrette DUPOYET : Marie Curie ou la science faite femme

Jeudi 23 Novembre 2017 20 h Salle Pierre Hénon à Mably

Marie Sklodowska-Curie a été pionnière dans le domaine de la Recherche fondamentale. Deux Prix Nobel ont salué le travail de cette polonaise qui a oeuvré pour le progrès de la science. Nous la retrouvons dans son rôle de femme, de mère, d’épouse mais aussi dans son laboratoire et sur les champs de bataille où elle sauvera de l’amputation des milliers de soldats, grâce à sa maîtrise de la radiographie. Ayant voué sa vie à la Recherche, elle mourra d’une trop grande exposition au Radium qu’elle avait découvert…

Presse

« Eblouissante interprètation…
Avec un souffle mystérieux et bouleversant prêté à Marie,
Dupoyet nous conte sa vie entre drame et tendresse…
Alchimie de l’interprétation
Le choix des mots a l’exigence d’un Baudelaire…
Pierrette Dupoyet, met en œuvre, de façon émouvante,
un théâtre humaniste… Marie Curie revit sous nos yeux ! »

Assemblée Générale Ordinaire du 13 mars 2017

Rapport Moral du Président Bernard FURNON

 

A notre époque, si nous devions analyser et caractériser nos comportements, nous dirions que notre quotidien est marqué par un processus d’accélération incessant. La romancière Isabelle SORENTE décrit dans ses derniers livres un monde dans lequel règnent rapidité et réactivité.

Il nous faut en effet sans cesse nous adapter à des situations nouvelles et toujours dans l’immédiateté…

Cette posture est en opposition totale à celle de nos ancêtres qui prenaient le temps de vivre sans être obligés de répondre dans l’urgence aux sollicitations incessantes de la société qui nous entoure.

Nous vivons trop souvent sous tension, si bien que les médecins diagnostiquent le stress comme cause de certaines cardiopathies. Dans notre vie professionnelle, il nous faut faire face aux transformations du monde du travail, marquées par la nécessité d’accroître la productivité, la performance, afin d’obtenir rentabilité et profit, une véritable « addiction » dit encore Isabelle SORENTE, addiction aux chiffres, nos conduites étant continuellement livrées à la statistique, aux mathématiques, aux probabilités. Et celle ou celui qui ne peut « tenir la cadence » est marginalisé, mais avec toutes les conséquences que cela implique : crainte de la précarité, peur de l’exclusion . . .

Même ceux qui s’adaptent ne sont pas à l’abri d’une autre forme d’aliénation. Isabelle SORENTE parle d’un « bonheur superficiel, publicitaire ». Notre rapport au monde est trop exclusivement fondé sur la consommation, le besoin artificiel et plus ou moins inconscient d‘acquérir le dernier gadget à la mode, mis en avant par les médias, comme si cette possession nous permettait de mieux nous sentir exister. C’est ainsi l’amour de soi qui est sans cesse réaffirmé, en nous donnant l’illusion d’une meilleure autonomie. Comme aurait dit Freud, tenir compte uniquement de ses propres intérêts, c’est faire triompher le principe de plaisir sur le principe de réalité.

Face à cette vie trépidante, marquée par l’insatisfaction, citons aussi l’humoriste François Morel, en s’inspirant de la fameuse pensée de Descartes, « je pense, donc, je suis », il déclarait : « je pense, cependant, j’ai du mal à suivre… »

Alors, compte tenu de ces déceptions causées par un trop grand individualisme, peut-être faut-il chercher à remplacer le « je » par le « nous ». En effet, hélas ! Le sens du collectif s’estompe peu à peu. Et pourtant, que de satisfaction et d’estime de soi ressenties dans les projets créés et conduits en commun. Prenons comme simple exemple le fonctionnement du Conseil d’Administration de notre Cercle Condorcet. Je tiens à vous dire que mes dernières années de présidence m’ont donné le sentiment qu’une collaboration franche et efficace est possible dans le milieu associatif. La pluralité des points de vue dans nos réunions a amené une réflexion riche et stimulante, chacun dans sa fonction apportant sa contribution à l’ensemble. Se concerter pour réfléchir à l’élaboration d’un programme, à l’avenir de l’association, sans sectarisme ni tabou, c’est modestement certes, mais véritablement mettre en œuvre une des valeurs de la République pas assez souvent appliquée : « la Fraternité ». Et c’est certainement une grande satisfaction de pouvoir affirmer que le travail de groupe, à travers nos rencontres, est bien plus valorisant que les actions réalisées individuellement. En se référant à Albert Camus et en le paraphrasant, nous dirons pour terminer que mieux vaut se conduire en personne « solidaire » plutôt qu’en individu « solitaire ».

 

Focus Conférence 22 mars 2017 – Islam et islamisme

ESPACE CONGRES ROANNE A 19 H

Soufiane ZITOUNI est né à Roanne de parents algériens en 1967. Il est professeur de philosophie. Il a démissionné du lycée Averroès de Lille en désaccord avec les relations éducatives instaurées dans cet établissement.

Dans son livre « Confessions d’un fils de Marianne et de Mahomet » , sans détour, Soufiane Zitouni dénonce l’antisémitisme culturel, la misogynie, le ritualisme et le légalisme d’un grand nombre de musulmans en s’écartant du message de Mahomet :

« Il est là le problème fondamental de l’Islam aujourd’hui : que transmettent aux millions de musulmans que compte notre planète les milliers d’imams qui ont la lourde responsabilité de les éduquer spirituellement ? Quel Islam contribuent-ils à diffuser dans leur esprit et leur coeur ? »

Présentation de la conférence du 22 mars 2017 par Soufiane ZITOUNI :
Mon propos sera très simple: l’islamisme est une perversion de l’islam. Déjà, d’un point de vue spirituel (la tradition soufie), l’islam n’est que le premier niveau de cette religion qu’on nomme communément « islam », mot arabe qui signifie littéralement « soumission à la volonté de Dieu », les deux autres niveaux, nécessairement et successivement supérieurs au premier, étant l’iman (la foi) et l’ihsan (l’excellence morale). Or, les islamistes focalisent de manière pathologique et pernicieuse sur le seul premier niveau: l’islam compris comme soumission aveugle à la « charia », cette prétendue « loi islamique » suprême qu’Allah aurait prescrit pour tous les musulmans dans le Coran. Les islamistes s’appuient sur cette « charia » en grande partie fantasmée pour préconiser un « califat » totalitaire, c’est cela la perversion de l’islam. Pourtant, les versets prescriptifs qui constituent leur sacro-sainte « charia » ne représentent que 6% du texte coranique ! Alors qu’est-ce que l’islam si ce n’est pas l’islamisme ? Une éthique, et non pas une étiquette, une spiritualité libératrice et non pas un dogmatisme aliénant, un sens à l’existence et non pas un légalisme sourd et aveugle, une conscience et non pas une inconscience. C’est ce que j’essaierai de montrer lors de mon intervention.

 

Focus Conférence 6 février : Le développement de l’Edition et du livre au XIX Siècle

Par Dominique de Préville : Le développement de l’Edition et du livre au XIX SiècleDE PREVILLE

Au XIX siècle le livre devient progressivement un produit de grande consommation.

Pour répondre à cette consommation en plein essor la fabrication assise sur des découvertes et des progrès techniques considérables s’industrialise très rapidement en s’organisant autour d’acteurs économiques et financiers puissants.

Focus conférence du 26 janvier 2017 : Jaurès et le réformisme révolutionnaire

Conférence de Jean Paul SCOT, le 26 janvier 2017 à l’Espace Congrès de Roanne, à 19 H

Jean Paul SCOT est professeur agrégé honoraire en chaire supérieure (classes préparatoires aux grandes écoles ), il est l’auteur de “L’Etat chez lui, l’Eglise chez elle”. Comprendre la loi de 1905 et de Jean jp-scot2Jaurès et le Réformisme révolutionnaire, qui sera le titre de sa conférence du jeudi :
                    Jean Jaurès est devenu une icône politique très consensuelle : le parti socialiste s’en proclame l’héritier unique et fidèle; la droite et même le Front national osent parfois l’invoquer; les “sociaux-libéraux” ne voient plus en lui qu’un démocrate-républicain et un précurseur de la social-démocratie européenne. Autant de récupérations que démentent la lecture systématique de ses textes et l’analyse historique de ses combats.
“Il est temps de retrouver la force des idées de Jean Jaurès, la vigueur de sa critique du capitalisme, l’intransigeance de son républicanisme laïque et l’originalité de sa conception du socialisme démocratique.
“Tous reconnaissent son rôle décisif lors de l’Affaire Dreyfus mais combien comprennent qu’il engagea les socialistes dans la lutte contre le racisme et l’antisémitisme parce que “la liberté était l’enfant de la classe ouvrière” qui devenait ainsi “capable de lutter demain pour l’humanité toute entière”.
“Certains connaissent sa conception de la laïcité fondée sur la séparation des Eglises et de l’Etat, mais combien savent par quels moyens institutionnels il entendait garantir la représentation des citoyens et favoriser leur participation directe à la démocratie politique et sociale.
“Enfin, rares sont ceux qui savent que Jaurès se disait “toujours dirigé par ce que Marx a nommé magnifiquement l’évolution révolutionnaire”. Il définit ainsi dès 1901 une stratégie de construction du socialisme en France par l’introduction d’une série graduelle de “réformes anticapitalistes” préparant la société socialiste et démocratique de demain.
“En retraçant le parcours politique de Jaurès, l’historien Jean-Paul Scot montre comment le “réformisme révolutionnaire” constitue la clé de lecture de tous ses combats pour la République, la démocratie et le socialisme. Ainsi rétablie, la pensée de Jaurès est toujours d’actualité !

Focus Conférence du 6 décembre 2016 : La Fabrique du Citoyen « une histoire républicaine de la Ligue de l’enseignement »

 


Dans le cadre des 150 ans de la Ligue de l’enseignement,
la Ligue de l’enseignement de la Loire et le Cercle Condorcet de Roanne ont le plaisir de vous inviter à la projection du film documentaire de Jean Michel Djian
« LA FABRIQUE DU CITOYEN » consacré à l’histoire de la Ligue.

Mardi 6 décembre à 19 heures conf-6-12-2016-fabrique-du-citoyen
Lycée Albert Thomas Roanne

 

150 ans de vie associative et d’animation du débat public pour la formation du citoyen,
acteur d’une république laïque, démocratique et sociale

 

Le 25 octobre 1866 un homme s’est levé. Il prit sa plume et publia dans le journal l’Opinion nationale un article suggérant que « tous ceux qui souhaitent contribuer à l’enseignement du peuple se rassemblent ». Ils furent plus d’un million de personnes à signer quelques temps après sa pétition. Jean Macé, professeur « de jeunes filles » de son état, était en effet scandalisé que le peuple puisse élire un « dictateur » en la personne de Napoléon III.

Dès lors ce farouche militant de la république n’aura de cesse de considérer que, pour garantir la démocratie, il faut « éduquer le peuple ». Pour ce faire il rassembla autour de lui aussi bien Victor Hugo, Jules Ferry, Jules Verne, Sainte-Beuve, Camille Flammarion que Léon Bourgeois ou Ferdinand Buisson tous deux Prix Nobel de la Paix. Ainsi naît la Ligue de l’Enseignement, un fantastique mouvement citoyen, expérimenté en Belgique, et dont on n’imagine pas aujourd’hui l’influence et le rôle qu’il a pu exercer aussi bien dans la formation des élites politiques de la nation française que dans la création du grand service public de l’Education nationale, obligatoire, laïque et gratuit. C’est aujourd’hui encore, 150 ans après sa naissance, un mouvement d’éducation populaire qui compte plus de 30 000 associations affiliées et près de 2 millions d’adhérents à qui l’on doit d’avoir permis le vote des lois scolaires de 1881, inspiré la loi 1901 sur les associations et permis que soit votée celle de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat.

Focus conférence 16 novembre 2016 : Démocratie…. trompe l’œil ou pouvoir du peuple ?

AVT_Pierre-Zarka_5861Pierre Zarka a été à la direction du journal de l’Humanité de 1991 à 2000. Il est désormais animateur de l’Observatoire des Mouvements de la Société (O.MO.S) et militant à Ensemble. Il a écrit plusieurs ouvrages concernant un autre regard sur la politique dont : Les nouveaux miroirs aux alouettes (Syllepse) ; Oser la vraie rupture/Gauche année zéro (ed. de l’Archipel) et travaille sur une autre conception de la société et de la démocratie.

2)  On relie en général la démocratie à au système électoral. Mais toute l’actualité montre qu’exercer son pouvoir de citoyen les quelques minutes passées dans un isoloir pour n’avoir qu’à obéir ensuite ne suffit pas. Un petit retour historique sur la genèse du système représentatif débouche sur sa critique, il implique qu’entre deux élections la politique est réservée aux « représentants » qui s’avèrent être bien indépendants de leurs mandants. Une autre conception de la « Démo-Cratie » devrait équivaloir à un exercice concret du pouvoir par le peuple. Cela implique des pratiques qui localement permettent de dépasser son périmètre personnel, d’acquérir la vision nécessaire pour agir sur tous les espaces quels que soient leurs dimensions. Cela implique aussi d’être en situation de maîtriser collectivement à la fois les fondements de la société et d’avoir les moyens de se projeter vers un avenir pensé collectivement et de manière cohérente.