Réaffirmons la laïcité.

mourir debout enzo 2015Devant les événements tragiques et insupportables de ces derniers jours qui ont coûté la vie à 17 personnes,le Cercle Condorcet exprime sa profonde émotion et fait part de sa peine aux familles et aux proches des victimes.
Il veut redire sa volonté de promouvoir un véritable “humanisme laïque”, comportant la défense de toutes les libertés,dont la liberté d’expression ; soutenons sans relâche un journal qu’on a tenté de faire taire par la peur.
L’humanisme laïque,c’est aussi lutter contre les inégalités criantes (échec scolaire,ghettoïsation,chômage…) ; elles forment le terreau où germent l’obscurantisme et les dérives sectaires à l’origine de la désespérance, de la violence et de la barbarie.
L’humanisme laïque, c’est enfin la solidarité permettant de construire une véritable société fraternelle reconnaissant à chacun une égale dignité.
Pour conclure, citons Albert Camus qui disait ‘Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde ». Alors, oui, disons les choses clairement, oui, nous soutenons la liberté de conscience contre tous les intégrismes qui voudraient l’annihiler ; oui, nous luttons contre toutes les injustices qui sont le cancer de notre société ; oui, nous affirmons, tout en acceptant les différences individuelles, l’universalité de la Loi commune qui s’applique de ce fait à tous : Oui nous sommes laïques, car nous entendons par laïcité un nouvel humanisme affirmant des valeurs susceptibles de créer et de développer le véritable « Vivre ensemble », malgré nos différences d’opinions et de croyances.

MEILLEURS VOEUX

PALAIS DE JUSTICEJe vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns.

Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier.

Je vous souhaite des passions, je vous souhaite des silences.

Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants.

Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir.

Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence et aux vertus négatives de notre époque.

Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l ‘aventure, à la vie , à l’amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit renoncer sans livrer une rude bataille.

Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable.
Vœux de JACQUES BREL, 1er Janvier 1968, (Europe 1) .

LE CERCLE CONDORCET EST HEUREUX DE VOUS PRÉSENTER SES MEILLEURS VŒUX POUR L’ANNÉE 2015

Focus : Conférence du 15 janvier 2015

« De la morale à la politique ».

YVON QUINOUNous vivons manifestement une crise de la politique dans son rapport à la morale : non seulement au niveau des comportements individuels avec de multiples scandales, mais au sein de la société avec une aggravation sans précédent des inégalités, un appauvrissement de masse, la montée du chômage, le recul des droits sociaux, etc. Or tout cela se heurte à une passivité des philosophes contemporains se repliant sur une conception individualiste de la morale avec sa problématique des vertus et des vices. J’entends donc renouer le fil que la philosophie des Lumières, en particulier Kant et Rousseau, avait tissé entre la morale et la politique.
Cela suppose que l’on distingue bien l’éthique et la morale : toutes deux se réfèrent à des valeurs ; mais les valeurs éthiques (comme le plaisir) sont concrètes, particulières et facultatives, ne concernant que notre vie individuelle, alors que les valeurs morales (comme le respect de la personne humaine en général) sont abstraites, universelles et obligatoires : elles légifèrent sur nos rapports avec autrui. Encore faut-il préciser ce point : ce qui est en jeu ce ne sont pas seulement les rapports interindividuels, mais les relations ou les rapports sociaux dans toute leur réalité historique.
C’est ainsi que la morale commande à la politique : non seulement dans ses moyens, mais dans ses fins par l’intermédiaire d’un droit contraignant dans lequel ses valeurs s’incarnent. D’abord dans le champ de la politique entendue étroitement (institutions, forme de gouvernement) comme le prouve la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, avec ces valeurs essentielles que sont la liberté et l’égalité, puis dans celui des droits sociaux à travers toutes les conquêtes du mouvement ouvrier à partir du 19ème siècle que l’Etat social (ou l’Etat-Providence) a enregistrées dans ses lois. Enfin, on se demandera si la morale doit s’arrêter à la porte de l’économie, en l’occurrence l’économie capitaliste, comme le prétendent certains (les libéraux, mais aussi un philosophe comme Comte-Sponville) : devons-nous renoncer moralement à transformer celle-ci pour l’humaniser ?
Yvon Quiniou

Focus : Conférence du 9 décembre 2014

michel MIAILLE2LAICITE ET ECOLE ET PERI SCOLAIRE

Le thème de la Laïcité est aujourd’hui redevenu une occasion de débats ,ce qui est normal ,mais malheureusement bien souvent avec des arguments erronés et même tendancieux. La laïcité est invoquée à tout bout de champs pour justifier des positions qui sont , dans certains cas , absolument contradictoires avec le sens de ce vocable : au lieu d’être occasion de rappeler la Liberté que la République assure aux citoyens, elle devient alors un instrument de dénonciation. Comment ce changement de sens a-t-il pu se produire ?

Au-delà des stratégies de certains, il faut surtout penser aux changements que notre société enregistre, aux positions déroutantes de beaucoup de politiques et à la difficulté de maintenir dans cette tourmente une position sage : mais cette situation a aussi été celle de ceux qui en 1905 ont écrit cette loi.

Pour centrer notre réflexion sur le monde de l’enfance , il est apparu utile de bien distinguer ce qui se passe « dans » l’école et « hors » l’école : car les situations ne sont pas comparables ,ni pour l’enfant ni pour les adultes qui l’entourent.
L’attitude consistera à analyser ces situations et à comprendre pourquoi les règles applicables sont différentes.

Présentation du conférencier

Michel MIAILLE est professeur émérite de Droit et de Science Politique de l’Université de Montpellier 1.
Auteur d’ouvrages sur le droit , notamment « une introduction critique au droit » traduit en plusieurs langues, mais diplômé également en Sociologie ,il tente de tenir dans le même regard les règles et la société qui les a produites. Engagé dans de multiples actions , depuis une radio associative jusqu’à la présidence d’institutions culturelles importantes, il est surtout aujourd’hui président de la Ligue de l’Enseignement de l’Hérault et à ce titre, a créé des outils pédagogiques diversifiés sur la laïcité pour des scolaires du primaire et du secondaire

Focus : Conférence du 12 novembre 2014

Gérard_Filoche_au_Congrès_du_Parti_socialiste_en_2010GERARD FILOCHE  – ESPACE CONGRES ROANNE – 19 HEURES

« UNE RETRAITE A 6O ANS, C’EST POSSIBLE »

Dans un de ses derniers livres écrit avec Jean Jacques CHAVIGNE, Gérard FILOCHE nous apprend de façon simple et chiffrée, en dix questions et dix réponses, pourquoi et comment défendre son droit à une vraie retraite.

C’est à partir de cet argumentaire que Gérard FILOCHE construira son exposé. Ce droit à la retraite a été obtenu par les luttes sociales comme les congés payés, les 40 heures puis les 35 heures, le SMIC, la Sécurité Sociale et tous les droits du travail.

Cette retraite, il est donc nécessaire de la défendre contre ceux qui la remettent en cause.

En France, l’espérance de vie en bonne santé ne dépasse guère les 62 ans et l’espérance de vie des ouvriers reste en moyenne inférieure de 7 ans à celle des cadres. De plus, les jeunes ont besoin de travailler, ce ne sont pas aux anciens de conserver leur emploi plus longtemps. Il nous faut défendre ce qui a été acquis en 1982 : la retraite à 60 ans.

Comme le dit Gérard FILOCHE, « la retraite incarne la possibilité de bonheur après 40 ans de labeur ».

Focus : Conférence 16 Octobre 2014

etrangers trillatÉTRANGERS DANS LA VILLE  -Un Film de Marcel Trillat

SYNOPSIS :

Ce documentaire est un reportage sur l’accueil des Étrangers en France.

Il veut donner la parole aux hommes et femmes victimes au quotidien de lourdes injustices sociales et économiques et nous rappeler que la France est le pays qui a, il y’ a longtemps, rédigé la « Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. »

Le film se présentera comme un road-movie à travers l’Ile-de-France, sans autres commentaires que factuels pour la bonne compréhension des situations.

La parole prioritaire sera celle des différentes catégories d’étrangers et de ceux, syndicalistes, travailleurs sociaux, sociologues, élus locaux, qui tentent d’améliorer leur sort.

Filmographie

Marcel Trillat, né en 1940 à Seyssinet-Pariset (Isère), est un journaliste, réalisateur de films documentaires et auteur français. Il devient journaliste à l ‘ ORTF en 1965 en collaborant au magazine « Cinq colonnes à la Une ». Il a également participé à des entreprises collectives militantes : la CREPAC, UNICITE, Radio Lorraine Coeur d’ Acier. Il est entré à Antenne 2 en 1981.. A été directeur adjoint de l ‘ information d’ Antenne 2 en 1986. Administrateur de France Télévisions de 2001 à 2006.
1966 : Une petite fille de sept ans (co-réalisé avec Paul Renty, reportage, 15′- ORTF)
1967 : Ce Jour-là (co-réalisé avec Paul Seban et Jacques Krier, reportage, 27′ – Dynadia) 1967 : 1er mai à Saint-Nazaire (Reportage, 30′ – ORTF, co-réalisé avec Hubert Knapp)
1970 : Etranges Etrangers (Documentaire, 60′ – CREPAC/Scopcolor, co-réalisé avec Frédéric Variot)
1975-1977 : Guerre du peuple en Angola (co-réalisé avec Bruno Muel et Antoine Bonfanti, 45 ‘ ) et A
Luta continua (co-réalisé avec Bruno Muel et Antoine Bonfanti, 15 ‘ )
De 1993 à 2004 Envoyé Spécial :
-Les Enfants de la dalle (Documentaire, 52′)
-Travailleurs Fantômes (Documentaire, 52′)
-SOS Hôpital (Documentaire, 52′)
-Une peuple qu’on assassine (Documentaire, 52’)
2002 : 300 jours de colère (documentaire, 92 ‘ – VLR productions/ France 2)
2002 : Les Prolos (co-réalisé avec M. Failevic, documentaire, 92 ‘ – VLR productions/ France 2)
2005 : Femmes précaires (Documentaire, 81 ‘ – VLR productions/ France 2)
2007 : Silence dans la vallée (Documentaire, 85 ‘ – VLR Productions/ France 2)
2009 : L’Atlantide (Documentaire, 2×82’ -VLR Productions-Arturo Mio/ France 2)

Pierrette DUPOYET : Un spectacle aux accents de fraternité

OLYMPUS DIGITAL CAMERALe spectacle commence le 31 Juillet 1914, jour de l’assassinat de Jean Jaurès. La guerre éclate 3 jours plus tard… En toile de fond, les luttes de Jean Jaurès, ses engagements courageux, ses discours enflammés, son pacifisme, son admiration pour Victor Hugo, ses indignations devant l’injustice, sa prise de position dans l’Affaire Dreyfus… mais aussi la guerre de 1914-18, l’attente du procès de l’assassin de Jaurès qui interviendra en Mars 1919 et le coup de tonnerre du verdict !…

Ce spectacle s’inscrit dans la trajectoire humaniste, citoyenne et fraternelle de Pierrette Dupoyet

Le Cercle Condorcet, en partenariat avec le Secteur Géographique des Associations Laïques du Roannais est heureux et fier d’avoir pu accueillir la comédienne et artiste Pierrette Dupoyet au Théâtre de Roanne ; elle y a présenté sa création du festival d’Avignon 2013 « Jaurès assassiné deux fois » qui a obtenu un grand succès.

Tentons un résumé de cette pièce à partir du texte de Pierrette Dupoyet.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAScène 1 : « Jaurès assassiné ».

« Décor : en fond de scène une reproduction géante de la première page du journal l’Humanité daté du 1er août 1914, annonçant l’assassinat de Jaurès ».

Louise Jaurès, jouée par Pierrette Dupoyet raconte douloureusement l’assassinat de son mari par Raoul Villain « un illuminé de 28 ans ».

Scène 2 : « Les obsèques ».

C’est le 4 août. « Une foule immense est là, silencieuse ».

Des déclarations d’homme politiques sont citées : Georges Clémenceau, Paul Deschanel, Président de la Chambre, qui a prononcé l’oraison funèbre.

Le cercueil sera transporté de Paris à Albi.

Scène 3 : « la loi des 3 ans ».

Louise Jaurès va devoir ranger tous les écrits de son mari. Elle affirme que Jaurès n’était pas « un adversaire de l’armée, un ennemi de la patrie », il voulait abolir la loi des 3 ans de service militaire pour rendre l’armée « plus humaine » en dénonçant « les fauteurs de guerre ».

Scène 4 : « le courage ».

Louise Jaurès relit des passages du Discours à la Jeunesse prononcé à Albi en 1903 où Jaurès définit le courage en plusieurs sentences dont « le courage c’est choisir un métier et bien le faire ».

Scène 5 : « Parenthèse en pleine nature ».

« Alors quand le monde était trop agité, tu t’éloignais. Tu disais : « Il n’est rien de plus sain pour l’esprit que quelques mois de campagne… » ».

Scène 6 : « L’instruction ».

Louise effectue un retour sur le passé scolaire brillant de Jean, d’abord au Collège de Castres, puis au lycée Louis-le-Grand à Paris, enfin à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm où Jaurès a été reçu premier devant Henri Bergson. Suivent des réflexions sur les bienfaits de l’instruction qui « rend libre ».

Scène 7 : « Grèves ».

Louise Jaurès évoque le soutien qu’a apporté son mari aux luttes ouvrières (mineurs de Carmaux, verriers d’Albi…) tout en s’affirmant contre les violences d’où qu’elles viennent.

Scène 8 : « La laïcité ».

Louise cite son mari :

« Démocratie et laïcité sont indivisibles… C’est sur des bases laïques que la démocratie doit constituer l’éducation… ».

Scène 9 : « Le calme du foyer ».

Trop souvent absent, Jean Jaurès était attendu par Louise et ses enfants heureux de le voir arriver. Louise se sentait bien seule, d’autant que sa belle-mère se montrait blessante à son égard.

Scène 10 : « L’affaire Dreyfus et la création de « l’Humanité ».

Louise parle de « l’intégrité », « la bonté » et « la grandeur » de Jean qui défend Dreyfus injustement condamné.

Il parvient enfin à réaliser son rêve : créer son propre journal qui s’appellera « l’Humanité » dont le premier numéro sortira le 18 avril 1904.

Scène 11 : « Les femmes ».

Louise évoque surtout ses relations familiales avec Jean marquées à cette époque par la domination masculine.

Ils reviennent ensemble pudiquement sur les femmes qu’il a pu connaître avant Louise, conversation faisant suite aux révélations méchantes faites à Louise par la mère de Jean.

Scène 12 : « La Guerre ».

« Trois jours après ton assassinat, la guerre a éclaté ».

Louis, le fils de Jean et de Louise, s’est engagé contre la volonté de sa mère.

Louise évoque des moments passés avec des amies durant lesquels elles lisaient des lettres venues du front.

La scène se conclut par la nouvelle de la mort de Louis, son fils.

Scène 13 : « Les moissons futures … ».

« Il faut continuer sur ce chemin que tu as tracé. D’autres hommes viendront, d’autres moissons fleuriront… ». Ainsi l’œuvre de Jaurès se poursuivra.

Scène 14 : « Le procès de l’assassin ».

« 24 mars 1919 : le procès commence ». Louise décrit les échanges entre le Président du tribunal et Raoul Villain, puis les différents témoignages dont celui de Léon Blum. Suivent les plaidoiries pendant 4 jours.

Verdict : l’assassin est acquitté !… et immédiatement remis en liberté.

« Jean, on vient de t’assassiner une deuxième fois ! » (souligné dans le texte).

Louise déroule la « Une » de l’Humanité du 20 mars 1919, « annonçant l’acquittement de son assassin » puis elle sort lentement.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

L’émotion est palpable dans la salle. Le public se lève et applaudit un long moment. Pierrette Dupoyet annonce qu’une fois changée, elle viendra à la rencontre du public dans le Hall du Théâtre. Des petits groupes se succèdent auprès de la comédienne pour parler de sa carrière, de ses œuvres futures, de Jaurès bien sûr. Une des questions a particulièrement porté sur Louise Jaurès : « On connaît historiquement peu de choses de cette femme. Comment a-t-il été possible de la faire vivre sur scène si précisément ? ».

Pierrette Dupoyet répond qu’elle a dû effectivement projeter beaucoup d’elle-même dans ce personnage mais…finalement, n’est-ce pas ça la magie de la création ?

Le Progrès, dimanche 15 juin 2014 

Pierrette Dupoyet, une ovation méritée !

C’est un public debout qui a ovationné jeudi soir, au théâtre municipal, la comédienne Pierrette Dupoyet à l’issue de on spectacle « Jaurès assassiné deux fois ».

Des spectateurs qui ne tarissaient pas d’éloges : «exceptionnelle», « remarquable », « quel talent »…

Grâce à Louise, la femme de Jaurès, et au talent de la comédienne, ils venaient de revivre les discours enflammés de ce formidable tribun, ses prises de position courageuses, ses espérances dans le progrès de l’Humanité, le procès tant attendu et, ultime trahison, l’acquittement de son assassin.

Un spectacle aux accents de fraternité où l’on découvre Jaurès au quotidien, père de famille, ami fidèle, amoureux de la terre.

Pour commémorer le centenaire de l’assassinat de Jaurès, le cercle Condorcet et le SGALR (Secteur Géographique des Associations Laïques du Roannais) ne pouvaient faire meilleur choix que ce spectacle.

 

 

 

 

Focus : Conférence 2 octobre 2014

Gérard Mordillat, écrivain et cinéaste, a publié de nombreux romans, parmi lesquels, Vive la sociale !, Gérard Mordillat’Attraction universelle, Les Vivants et les Morts (Prix RTL Lire 2004), Notre part des ténèbres, ainsi que plusieurs essais sur les textes du Nouveau Testament, Le Capital de Karl Marx, la propagande économique contemporaine, Rouge dans la brume. Il a réalisé pour le cinéma et la télévision une vingtaine de films et documentaires : La Voix de son maître (co-réalisé par Nicolas Philibert), Cher frangin, Paddy, En compagnie d’Antonin Artaud, Les Vivants et les Morts (adapté de son roman) et, en collaboration avec Jérôme Prieur, les célèbres séries pour Arté Corpus Christi , L’origine du Christianisme, L’Apocalypse. Il est, par ailleurs, un complice de toujours des « Papous dans la tête » de France-Culture

                                                                              Jeudi 2 Octobre

                                                                          à 19 Heures

                                                                         Espace Conférence

                                                                        Centre Mendès-France

                                                                             Avenue de Paris – ROANNE

Focus : Conférence du 27 mai 2014

Claude LattaLe mardi 27 mai 2014 19 heures

IUT de Roanne,20 avenue de Paris :

Jean Jaurès (1859-1914), itinéraire d’un homme engagé

par Claude Latta

 

Cette conférence se propose de retracer l’itinéraire intellectuel et politique de Jean Jaurès : le jeune professeur de philosophie, devenu à 25 ans député républicain de centre gauche, évolue progressivement vers le socialisme. Dans cette évolution, la réflexion philosophique et sociale mais aussi les grèves de Carmaux et l’Affaire Dreyfus ont joué leur rôle. Jaurès acquiert rapidement une grande autorité : sa pensée qui allie réflexion et action, la générosité de son esprit, son rôle dans l’unité du parti socialiste en 1905, sa présence sur le terrain des grèves, son œuvre de journaliste, d’écrivain et d’historien, ses dons extraordinaires d’orateur, sa volonté de lutter pour la paix lui donnent un grand prestige mais suscitent aussi des haines féroces. Son assassinat (31 juillet 1914) résonne comme l’annonce même de la guerre qu’il avait tant voulu éviter.

 

Claude Latta, professeur d’histoire (h), docteur en histoire et spécialiste du mouvement républicain au XIXe siècle, a participé à l’ouvrage Jaurès et la Loire (2013)

 

Focus : Conférence du 24 avril 2014

CHARLOTTE DELBO

Jeudi 24 avril 2014 à 19 heures, Maison des sociétés, Place Centrale à Riorges,

CHARLOTTE DELBO : née le 10 août 1913 à Vigneux sur Seine et morte le ler mars 1985 à Paris, est une femme de lettres française et une résistante qui a vécu la déportation.
Le convoi du 24 janvier 1943, solidarité entre femmes
INTERVENANTS :
Exposé : Olwen KETHEL – membre du Cercle Condorcet de Roanne – lectures de textes écrits par Charlotte Delbo lus par Dominique Furnon.